Dès que les températures commencent à baisser et que le gel s'installe sur les champs, je remarque toujours un changement dans l'herbe — et dans la façon dont mes chevaux y réagissent.
Ce matin, il faisait environ -7 °C et un bon gel a couché l'herbe. Elle commence à jaunir, ce qui, pour moi, signifie qu'il est temps de la mettre au pré. Ces épisodes de froid précoces peuvent augmenter la concentration de sucre dans l'herbe, et pour les chevaux sensibles ou sujets aux troubles métaboliques, cela peut être problématique.
Lorsque les températures alternent entre journées chaudes et nuits froides, je préfère éviter de faire paître les chevaux sur l'herbe gelée et les nourrir avec des balles rondes pendant quelques semaines. Cela permet de réduire les risques de fourbure, de coliques et autres troubles métaboliques qui peuvent survenir en cas de pic de glycémie dans l'herbe gelée.
Certains chevaux supportent mieux ces fluctuations que d'autres, mais la régularité est essentielle. L'utilisation de filets à foin à alimentation lente permet aux chevaux de brouter en toute sécurité tout au long de la journée, favorisant ainsi un transit intestinal naturel et évitant les pics de glycémie.
Une fois les gelées passées et le bétail ayant brouté les dernières pousses, je remettrai progressivement mes chevaux au pré. C'est une mesure de gestion simple, mais qui a fait toute la différence au fil des ans.
Conseil d'écurie : Même si vos chevaux semblent bien se porter sur l'herbe gelée, surveiller attentivement leur condition physique et leur niveau d'énergie pendant les changements de saison peut vous aider à détecter les changements précocement.